Comment Surmonter un Échec en 6 Étapes

by | Juin 23, 2021 | Podcast | 0 comments

L’art de rebondir après un échec

 

Quel est le point commun de Steve Jobs, Oprah Winfrey, J. K. Rowling ou encore Walt Disney ?

Ils n’ont jamais abandonné après un échec et sont revenus plus fort que jamais.

Prenons le cas Steve Jobs qui est licencié d’Apple, la boîte qu’il a lui-même créée. Après une passe difficile, il va fonder Pixar et Next. Cette dernière sera d’ailleurs rachetée par Apple, demandant à Jobs au passage de réintégrer la marque à la pomme qui n’allait pas très bien à cette époque financièrement. On connait la suite, l’invention de l’Ipod et de l’Iphone etc. fera revenir Apple au premier plan de l’industrie et l’une des sociétés les plus riches du monde.

Oprah Winfrey quant à elle fut virer de son premier talk-show à qui on a dit qu’elle devrait abandonner, car elle n’était pas faite pour la TV. Elle est aujourd’hui milliardaire et l’une des présentatrices et productrice les plus influentes des médias américains.

J.K. Rowling est l’auteure de la saga Harry Potter. De nos jours, tout le monde connait cette mythique série, pourtant tout n’était pas joué d’avance. L’agent de J.K. Rowling a envoyé le manuscrit de Harry Potter à 12 maisons d’édition avant d’être accepté. Dont certaines maisons d’édition disaient que c’était un torchon. Toutefois, la saga Harry Potter est aujourd’hui la suite de livres la plus vendue de tous les temps.

Walt Disney quant à lui avait été licencié du journal où il travaillait pour je cite « manque d’imagination ». Il fonda alors les studios Walt Disney Pictures et révolutionna le cinéma avec ses créations. Quelques dizaines d’années plus tard, cela n’empêchera pas les banquiers de rejeter plus de 300 fois le concept de parc d’attractions qu’il voulait créer. De nos jours, on sait que les parcs à thème Disney font partie des attractions touristiques les plus visitées du monde.

En bref, toutes ces personnes que l’on considère unanimement comme ayant réussi, ont toutes en commun d’avoir connu des échecs majeurs et d’avoir réussi de grandes choses. Comment ont-ils fait pour surmonter l’échec, comment se sont-ils relevés pour devenir plus forts ? C’est ce qu’on va voir tout de suite avec un processus en 6 étapes clés.

 

 

1. Prenez vos responsabilités

Après avoir subi un échec, qu’il soit professionnel ou privé, on se retrouve souvent au creux de la vague. Démoralisé, voire déprimer à certains moments, c’est normal de vivre ce sentiment d’échec et c’est à cet instant qu’il est important de ne pas jeter l’éponge, malgré la difficulté. Alors bien sûr c’est toujours facile à dire.

Cependant, nous avons tous une part de responsabilité dans les choix que nous faisons, qu’ils soient bons ou mauvais d’ailleurs, et c’est parfois très difficile d’accepter d’être le responsable de nos propres échecs. Responsable ne veut pas dire coupable, si vous avez été trahi par quelqu’un, vous pourriez me dire que vous n’y êtes pour rien. Toutefois, c’est vous qui avez fait le choix de vous associer à cette personne.
C’est toujours délicat de prendre sa responsabilité, mais c’est indispensable pour avancer et se remettre en question.

Le but n’est pas de prendre l’entière faute sur vos épaules, mais de voir ce qui aurait pu être fait différemment.
Est-ce que cela ne vous est pas déjà arrivé comme cela a été aussi mon cas de voir des signaux d’alerte et malgré cela de préférer détourner le regard prétextant une quelconque excuse ?

Bien entendu, rien n’est tout noir ou tout blanc, prenez votre responsabilité pour ce qui vous incombe, pour ce qui est en votre pouvoir, ne perdez pas votre temps sur des facteurs que vous ne maîtrisez pas. Tentez de voir les choses telles quelles sont vraiment, voyez ce que vous faites de bien et ce qui peut être amélioré. Renoncer aux excuses pour avancer réellement comme vous le désirez.

 

2. Apprendre de ses erreurs

Une fois l’échec digéré, vous avez deux choix, soit le considérer comme une fatalité, un manque de chance, soit de voir l’opportunité de passer au niveau supérieur.

Nelson Mandela disait « je ne perds jamais, soit je gagne, soit j’apprends ». C’est une philosophie admirable et inspirante. Personnellement, j’ai longtemps considéré mes échecs comme des fardeaux à porter, pourtant il peut en être autrement.

Pour cela, commencer à analyser à froid et de façons pragmatiques les raisons de l’échec. Focalisez-vous sur les données qui auraient pu être améliorées et ce que vous auriez pu faire de différent. Si vous avez crashé votre entreprise en quelques mois, est-ce que votre étude de marché initiale était correcte ? Votre business plan était-il adapté ? Est-ce que vos produits ou vos services étaient cohérents à la demande ? Posez-vous les bonnes questions pour éclaircir votre vision et voir les enseignements à en tirer.

Il en va de même avec vos relations, si votre partenaire vous a trompé, il semble légitime de vouloir rejeter complètement la faute sur l’autre, pourtant les choses sont souvent plus subtiles que cela.

Est-ce que la communication au sein de votre couple était bonne ? Avez-vous pris le temps d’écouter l’autre ? Cela m’est arrivé lors d’un coaching d’apprendre que mon client avait trompé sa partenaire et qu’il s’en voulait. Il avait fauté certes, néanmoins cela faisait des années qu’ils ne se touchaient plus au sein de leur couple. Je ne dis pas que c’est une bonne excuse et ce n’est pas à moi d’en juger, mais il est évident que le problème était plus profond et que les deux avaient leur part de responsabilité.

Dans chaque échec il se cache des pépites d’informations et d’enseignements. Un revers devient une source d’apprentissage incroyable et une expérience qui vous rendra plus efficace par la suite, si vous savez extraire les bonnes informations.

 

3. Se pardonner

Comme disait ma grand-mère, il n’y a que ceux qui ne font rien qui ne font pas d’erreurs. Si vous avez échoué, c’est que vous avez tenté quelque chose et en soi c’est déjà remarquable.

Malheureusement, la société française ne valorise pas du tout l’erreur, bien au contraire elle la pointe du doigt comme quelque chose de mauvais. Dès l’école, on n’ose plus lever la main de peur de se tromper, cependant il est indispensable d’essayer et de se tromper pour apprendre, c’est dans la nature de l’être humain et c’est sans aucun doute le moyen le plus rapide d’apprendre.

Savez-vous combien de fois Thomas Edison a échoué avant d’inventer l’ampoule ? 10 000 fois ! Oui, vous avez bien entendu, 10 000 essais pour enfin réussir. Pensez-vous réellement qu’il aurait pu réussir en s’arrêtant au bout deux ou trois échecs comme la plupart des gens auraient fait ? Non évidemment.

Accepter un échec ce n’est pas se résigner et jeter l’éponge, c’est se pardonner et avancer. C’est l’attitude qui forge un mental de gagnant.

Un exercice simple et puissant c’est d’écrire votre lettre de pardon. Prenez le temps de vous écrire à vous-mêmes que ce n’est pas si grave, que tout le monde a le droit de se tromper et que vous méritez d’avancer. Relisez cette lettre régulièrement si vous en sentez le besoin. Vous n’avez pas besoin de trimbaler tous vos échecs comme des poids, se pardonner c’est lâcher son passé pour se concentrer sur le moment présent et sur l’avenir.

Je ne vais pas vous dire que l’échec est amusant, il ne l’est pas ! C’est dur, parfois injuste et cruel ou tout simplement imprévisible. Mais le fait est que, vous ne pouvez pas éviter l’échec, car il fait partie d’un processus plus vaste. La règle est simple : si vous ne voulez pas d’échec, ne faites rien et restez sur votre canapé.

 

4. Revenez plus fort

Une nouvelle étape après la responsabilisation et l’apprentissage, remettez-vous en selle le plus rapidement possible.

Nous l’avons oublié, mais dès notre naissance nous sommes tous confrontés à un échec majeur, notre incapacité à nous tenir debout. Cela peut sembler anodin aujourd’hui une fois adulte, mais avant d’apprendre à marcher, saviez-vous qu’il nous avait fallu environ 1000 essais ! Il a donc fallu se relever plus fort à chaque fois et ne pas se décourager.

Si vous tombez à cheval, votre instructeur vous suggérera de remonter le plus rapidement possible sur votre monture et pour une simple raison : ne pas cultiver la peur.

Ne laissez pas la peur s’installer et prendre le contrôle. La peur de rater de nouveau, de se blesser que ça soit physiquement ou mentalement, la crainte du regard des autres, bref toutes ces peurs sont inhibitrices et la meilleure méthode pour les contrer est de lui couper l’herbe sous le pied. Ne lui laisser pas le temps de prendre racine et de se renforcer, plus vous tergiverserez, plus il sera difficile d’y retourner.

Moi le premier, j’ai parfois procrastiné des mois, voire des années après une déception, ce qui n’a fait qu’augmenter mon sentiment d’angoisse face à une situation.

L’art de se remettre en selle vous rendra plus fort et efficace dans n’importe quel domaine de vie.

 

5. Booster votre estime de soi

L’estime de soi est au cœur de notre vie, c’est notre capacité à nous évaluer et à apprécier notre valeur. Il est relativement facile de déterminer si on a une bonne ou mauvaise estime de soi.

Posez-vous la question suivante : quelles est la distance entre qui vous êtes réellement aujourd’hui et la personne que vous rêvez d’être ? Plus cet écart sera important, moins votre estime de soi sera bonne. Si vous rêvez être un entrepreneur aguerri, mais que vous êtes à l’heure actuelle salarié dans un job que vous détestez, le gouffre sera majeur et par conséquent votre estime de soi a de fortes chances d’être instable.

Lorsque l’on est confronté à l’échec souvent notre estime en prend un sacré coup, parfois elle est même anéantie.

Renforcer son estime de soi au quotidien permet de protéger notre intégrité psychologique au maximum. Cela signifie aussi d’être plus résiliant à l’échec, ça ne veut pas dire qu’on n’échouera pas, simplement qu’on aura beaucoup plus de facilité à l’accepter et à le surmonter.

Fixez-vous régulièrement de nouveaux objectifs ambitieux et sortez de votre zone de confort pour transformer votre estime de soi de façon incroyable.

 

 

6. Ne pas confondre vitesse et précipitation

Le changement est une partie inévitable de la vie, et il n’y a pas d’alternative, car le principe même de la vie est l’impermanence. Il y a une réponse émotionnelle à toute rupture, et revenir après un échec est un vrai changement.

La psychologie moderne a développé un outil solide pour comprendre le changement et les étapes qui y sont associées. Cela a été nommé la courbe du deuil ou courbe du changement. Initialement ce modèle a été introduit pour la première fois par la psychiatre suisse Élisabeth Kübler-Ross dans son livre On Death and Dying en 1969.

Il était utilisé au départ pour parler des différents états émotionnels vécus par les patients en phase terminale après le diagnostic. Il est connu sous le nom des cinq étapes du deuil, mais ce modèle s’applique à tous les aspects de la vie.

 

Les 5 étapes incluses dans la courbe originale de Kubler-Ross sont :

Le déni : On rejette la situation et on ne veut pas croire ce qui se passe, c’est aussi la période d’intégration.

La colère : On réalise à ce moment qu’on ne peut rien y faire, générant une frustration, de la colère ou une forme de résistance.

La dépression : On a tendance à ressentir de la tristesse, un certain manque d’énergie et à se sentir démotivé.

L’acceptation : Ce n’est pas nécessairement une étape agréable, mais on réalise qu’il existe de nouvelles façons de penser et d’agir. Il est temps d’explorer de nouvelles options. À ce moment, nous essayons de trouver des solutions et de nouvelles opportunités.

Le renouveau : C’est l’étape finale du processus du changement, une nouvelle voix a été créée et on avance enfin vers de nouveaux horizons.

 

Se relever d’un échec est un processus qui demande du temps, de l’intégration et de la bienveillance.

Vous avez rompu récemment ?
Vous n’avez pas besoin de quelqu’un pour être heureux (se) à part vous-même, par conséquent ne faites pas l’erreur de vous lancer trop vite dans une nouvelle relation.

Nous sommes tous uniques, et nous avons besoin de temps pendant le processus. Évitez de brûler les étapes et respecter votre rythme pour éviter de plus gros problèmes par la suite.

 

Conclusion : comment surmonter un échec ?

L’échec existe uniquement si vous jetez l’éponge, mais si vous persistez cela devient une leçon, une expérience et un apprentissage. Avec du recul, c’est peut-être l’une des meilleures choses qui peuvent nous arriver quand on arrive à l’utiliser comme un tremplin.

Posez-vous les questions suivantes :

  • Qu’est-ce que cette expérience m’apprend ?
  • Comment puis-je améliorer la situation ?
  • Que puis-je faire autrement ?

C’est une occasion d’acquérir une nouvelle perspective, car elle vous amène aussi à clarifier vos objectifs. Le voulez-vous vraiment ? Êtes-vous prêt à vous battre pour l’obtenir ?

Cela demande de la ténacité, de la discipline et de la rigueur.

Vous allez échouer encore et encore et encore jusqu’à ce que vous atteigniez le point où vous avez tellement appris de ces expériences que vous ne pouvez plus échouer à nouveau. À ce moment-là, vous comprenez que chaque échec était une étape nécessaire pour atteindre votre objectif.

Il n’y a pas de raccourci. Plus vous essayez, plus vous avez de chances de réussir. Tirez les leçons de toutes vos expériences et recommencez jusqu’à atteindre vos buts.

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